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:: Influences ::

Les musiques afro colombiennes sont les héritières de multiples traditions de l'Afrique occidentale. En effet, dès le début de la période coloniale, le littoral caribéen de la Colombie fut le point d'entrée de la population africaine déportée et destinée à l'esclavage.

En particulier, de 1580 à 1640, Cartagena de Indias devint le principal port négrier d'Amérique hispanique. A Cartagena de Indias se trouvaient les négociants qui recevaient les navires venus d'Afrique, payaient les impôts et vendaient les captifs. Les personnes destinées à l'esclavage venaient en majorité des ports africains de Cap Vert, Cacheo, Luanda et Sao Tomé. Portugais, hollandais, français et anglais se sont consacrés à ce fructueux négoce tout au long des 17ème, 18ème et 19ème siècles.

C'est ainsi que la population africaine de la Caraïbe modifia de façon significative les mélodies indigènes et les airs européens, espagnols ou anglo-saxons. Elle les enrichit de nouveaux rythmes, de timbres différents, d'ornements mélodiques et de riches percussions, les transformant en une musique superbe dotée d'une grande force.

De même qu'en Afrique, la musique continue à accompagner chacun des cycles vitaux des afro colombiens : elle célèbre la vie, pleure la mort, se réjouit de l'abondante récolte, se remémore l'histoire de la résistance, invoque dieu, appelle à l'amour et exalte la sensualité.

Dans chaque région du pays habitée par les descendants des africains, la musique afro colombienne possède des nuances et des personnalités différentes.

La cumbia est le rythme phare du littoral caribéen. Son origine semble remonter au 18ème siècle, quand se produisit l'association entre les mélodies indigènes, aux caractéristiques mélancoliques, et les rythmes africains, qui se distinguaient par leur gaieté et l'impétueuse résonance de leurs tambours.

Le porro est une variante de la cumbia, qui a vu le jour autour de Cartagena de Indias. L'accompagnement instrumental est le même que celui du rythme de base de la côte caribéenne, mais il est plus lent afin de laisser place au chant. Le nom de cet air s'associe à celui d'un petit tambour conique, tronqué et doté d'une seule peau, qui s'utilise sur le littoral pour accompagner les danses.

Le bullerengue (ou chandé) est une des airs les plus importants du répertoire mélodique de la côte caribéenne de la Colombie. C'est le rythme rituel propre aux communautés afro colombiennes du Palenque de San Basilio. C'est un rythme joyeux, plein d'énergie et de force vitale, dans lequel on retrouve une fois encore les tambours, les chants et les battements de main caractéristiques de l'héritage africain.

Le mapalé a été introduit durant la période coloniale par les esclaves déportés du Golfe de Guinée, qui le réinventèrent et l'adaptèrent à leurs nouvelles conditions de vie, lui donnant ainsi un style particulier. A l'origine, cet air s'associait à la pêche et tire son nom d'un poisson nommé mapalé, qui était pêché en masse à certaines période de l'année par les hommes et les femmes.

  
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